Euthanasie : La mort ne saurait en aucun cas être une réponse à la souffrance

 

Suite aux déclarations de Rachida Dati[1] et du Premier Ministre François Fillon, face à la demande d’euthanasie d’une personne gravement malade, la CNAFC rappelle avec force l’indispensable nécessité de développer avec ambition les soins palliatifs à même d’apporter le soulagement psychologique et physique dont ont besoin les personnes en fin de vie .

Les AFC de Vendée rappellent que des structures de traitement de la douleur se développent et doivent elles aussi être renforcées pour identifier les traitements adaptés notamment dans des cas dramatiques avec des douleurs rebelles, des souffrances psychiques ou familiales particulièrement intenses.

Nous souhaitons que soit mise en œuvre la loi Leonetti selon laquelle :

- « le médecin est autorisé en dernier recours à utiliser un traitement contre la douleur    même si celui-ci peut avoir comme effet secondaire une accélération du processus de fin de vie. » L'intention est de soulager la souffrance, non de provoquer la mort.

- « Reste interdite l'euthanasie active, c'est-à-dire l'injection d'un produit en vue de provoquer la mort et l'aide au suicide. »

 

Dernier élément au débat :

Le Président de la République a proposé à Madame Sébire « qu'un nouvel avis soit donné sur son cas par un collège de professeurs d'université du plus haut niveau".

Cette réunion serait destinée à "prouver que toutes les ressources de la médecine sont épuisées".[2]

Que fera le Président si cette preuve est apportée ?

 

Les AFC de VENDEE remettent en cause la médiatisation qui complique la tâche de ces  médecins. A de rares exceptions, la médecine peut proposer un traitement analgésique adapté. Mais dans le cas présent la souffrance est instrumentalisée et devient donc par essence « rebelle »...

Il est fondamental que l'appréciation de situations extrèmes et exceptionnelles reste aux médecins comme prévu dans la loi Leonetti et non au politique qui se situe au niveau général. 

  

[1] « Je considère que la médecine n'est pas là pour administrer des substances létales.» Rachida Dati, Ministre de la justice France Inter le 13 mars 2008
[2] www.lefigaro.fr 13 mars 2008

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